Paris ne sera plus Paris

Un jour Paris ne sera plus Paris

Un jour mon cœur ne se serrera pas

Et mes oreilles ne bourdonneront pas

Et la peau de mon ventre sera lisse

Dans les rues de la ville


Un jour,

Le parvis de la gare Montparnasse ne sera qu'un parvis

Un jour Paris sera juste une capitale

Un jour Paris ne sera plus

	que 
            Paris


La recette peut-être

pour que Paris ne soit plus Paris

est d'y réécrire

de nouvelles histoires

       - des histoires où je ne suis pas seul·e

       - des histoires où je n'ai pas 15 ans

       - des histoires où l'on partage : les bières, les rires, les tristesses, où l'on est adelphes, où les volets sont ouverts

Montparnasse
J'aime à croire que la gare Montparnasse aime son deadname, ses tracks, sa symphonie. Qu'elle aime le ballet incessant des pas, des bonjour, au revoir, des je t'aime à ce soir, des combien de temps avant ma pause, de la vie qui pulse et qui court, à côté de la vie qui attends, sagement. J'aime à croire que la gare se voit fourmilière, qu'elle s'imagine lieu de rêves et de rencontres, qu'elle se figure les vies de celleseux qui entrent, sortent. Je la crois protectrice de ses travailleureuses, de ses quotidiens invisibles, de ses vendeureuses, ses technicien·nes et ses nettoyeureuses.